Il existe des prisons sans barreaux. Elles enferment un corps, mais laissent l’âme parfaitement éveillée.
J’appelle ! J’appelle ! Je crie … Mais aucun son ne sort de ma bouche Et toi mon amour, ma fidèle compagne Dont la présence est plus douce Que la chaleur d’un feu de bois Entends-tu ma voix ? Vois mes pleurs Ces larmes qui coulent de l’intérieur Et que personne ne voit Caresse mon corps Pour que la vie y respire encore Ah ! Depuis ce fameux jour Ce bien triste jour Mes aurores sont devenues nuits Les aiguilles du temps Sont restées silencieuses comme figées Je dors d’un sommeil profond Comme disent ces gens habillés de blanc Tous affairés autour de moi Ils lui donnent un nom Moi, je demeure prisonnier Le corps enserré comme dans un étau Je les entends parler à voix basse : « Aucun signe de réveil, toujours dans le coma ? » Et moi, j’attends … J’attends que la mort me délivre de mon carcan Alors que je suis vivant Bien vivant ! Lucia Galb
Ce texte peut évoquer aussi toutes les formes d’enfermement intérieur.
La maladie, le handicap, la dépression profonde, ou toute situation où l’on se sent vivant sans parvenir à rejoindre les autres.



🥹🩵
Un texte poignant et magnifique, Lucia. Cette sensation d’être prisonnier de son propre corps, conscient mais silencieux, touche en plein cœur. Merci pour ce beau cri intérieur, plein d’humanité. 👍